ACT enquête sur les bus d’origine chinoise suite à une alerte concernant un « interrupteur mortel »

Transport Canberra, en Australie, se retrouve dans la tourmente après une alerte internationale concernent les bus électriques chinois Yutong. Une mystérieuse fonctionnalité appelée « interrupteur mortel » fait trembler les experts en cybersécurité. Cette affaire pousse l’ACT à réexaminer sérieusement la sécurité de sa flotte.

ACT en quête de réponses face au risque d’interruption à distance des bus Yutong

Les autorités d’ACT ont rouvert l’enquête sur les bus électriques Yutong d’origine chinoise après des révélations inquiétantes venues d’Europe et du Royaume-Uni. Ces dernières semaines, des reports affirment que ces bus pourraient être arrêtés ou rendus inutilisables à distance via un « kill switch ». Un scénario cauchemardesque pour un véhicule en service public !

Transport Canberra avait déjà sondé la sécurité de ses 90 bus achetés en 2023 sans déceler de faille majeure. Mais face aux récents développements, l’incertitude pointe à nouveau. Le problème ? Ces bus seraient capables de recevoir des mises à jour en ligne ou d’être contrôlés, avec un accès réseau que personne ne souhaite voir tombé entre de mauvaises mains.

Officiellement, les modèles australiens diffèrent de ceux circulants en Europe. Pas d’updates « over-the-air » ici : chaque changement logiciel est fait manuellement en atelier. Théoriquement, ça limite la surface d’attaque.

Des dispositifs invisibles qui font peur : réalité ou paranoïa ?

S’il est toujours difficile de démêler vérité et rumeurs, plusieurs pays européens ont signalé des capacités d’accès à distance dissimulées dans ces bus chinois. La Norvège s’est inquiétée dès novembre dernier, suivie du Danemark et du Royaume-Uni. Ces cas ont réveillé un débat brûlant sur les risques d’ingérence chinoise dans les infrastructures essentielles.

Pour Yutong, tout cela n’est que mauvaise presse. Leur porte-parole rappelle que la sécurité des données et la protection de la vie privée sont la priorité du constructeur et que les télécommunications à bord peuvent être désactivées sans impacter la conduite. La commande des fonctions fondamentales – accélération, freins, direction – serait exclusivement entre les mains du conducteur.

Restera à vérifier si tout cela tient face à la pratique réelle. Les experts restent sceptiques, voire inquiets.

Transport Canberra face au scepticisme d’experts en cybersécurité

Alastair MacGibbon, stratège en cybersécurité, met en garde contre une menace bien plus large que le simple cas des bus. Selon lui, confier des composants critiques à un constructeur lié à un État peu enclin à partager ses intérêts, c’est jouer avec le feu.

Il met en lumière un point moins discuté : un pirate pourrait, par exemple, modifier le freinage, couper l’éclairage, voire provoquer une surchauffe de la batterie. Pas franchement rassurant quand on pense à des bus transportant des centaines de passagers.

Transport Canberra affirme tout de même protéger sa flotte. Mais personne ne scrute le code source ligne par ligne et on ignore la fiabilité totale de ces mesures. La prudence voudrait qu’on ne minimise pas ce risque.

Vers une sécurité renforcée ou un aveuglement programmé ?

Pour l’heure, les bus Yutong continuent de circuler en ACT, le gouvernement ne souhaitant pas brusquer le calendrier de son plan zéro émission. Pourtant, toute cette affaire pose une question majeure : à quel point dépendons-nous de technologies étrangères sans garantir un contrôle total ?

Si l’épisode Yutong révèle une faille, alors d’autres secteurs essentiels pourraient suivre le même chemin dangereux. À l’échelle globale, l’équilibre entre progrès technologique, souveraineté numérique et sécurité publique est plus fragile que jamais.

Ce dossier français n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une dynamique internationale qui force chacun à réfléchir. L’Australie, la Norvège, le Royaume-Uni, le Danemark, ils se retrouvent tous face au même défi : savoir s’il est possible d’adopter le progrès sans s’exposer à une menace invisible mais mortelle.

Source: www.abc.net.au

Marius
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