La Chambre adopte un projet de loi de financement à court terme du DHS ; le principal démocrate déclare un « échec immédiat »…

La Chambre des représentants vient d’adopter un projet de loi pour financer à court terme le Département de la Sécurité intérieure (DHS). Mais le principal démocrate au Sénat crie déjà à l’« échec immédiat ». Malgré cette avancée, la paralysie gouvernementale risque bien de s’éterniser.

Le vote a été serré et marqué par quelques votes cross-party surprenants. Pourtant, aucun retour de la part du Sénat n’est prévu avant deux semaines. Une impasse quasi garantie se profile donc à l’horizon.

Le projet de loi court terme adopté par la Chambre peine à convaincre le Sénat

Avec un score de 213 contre 203, la Chambre a approuvé ce financement couvrant les prochaines huit semaines du DHS. On y retrouve un rare trio de démocrates en faveur, dont Henry Cuellar (Texas) et Marie Gluesenkamp Perez (Washington). Pourtant, côté Sénat, le leader démocrate Chuck Schumer a claqué la porte avant même le vote : ce texte est pour lui un « échec immédiat », qualifié de « mort à l’arrivée ».

La raison ? Le Sénat, en pauses pour deux semaines, ne compte pas revenir sur ce dossier de sitôt. La situation au Capitole est donc dans l’impasse. La paralysie partielle du DHS va donc se prolonger, à mesure que les négociations se figent dans l’expectative des vacances parlementaires.

Un financement partiel déjà voté par le Sénat… sans Immigration et CBP

Plus tôt dans la semaine, le Sénat avait lui adopté un autre projet de loi finançant partiellement le DHS. Cette fois, les agences Immigration and Customs Enforcement (ICE) et Customs and Border Protection (CBP) étaient exclues. La raison ? Des démocrates farouchement opposés à tout financement sans réforme de ces services, surtout après des tirs mortels récents sur des citoyens américains, qui ont mis le feu aux poudres dans les débats.

Le projet du Sénat a malgré tout le soutien des républicains, qui promettent un coup de collier plus tard dans l’année. Ils veulent obtenir un paquet plus large, en se passant du soutien démocrate grâce à une manœuvre budgétaire appelée réconciliation. Mais pour l’heure, c’est la patate chaude.

Le conflit autour de ICE et CBP cristallise les tensions

Pour les démocrates, financer ICE et CBP sans réforme, c’est offrir les clés d’un bulldozer sans freins. Voilà pourquoi « Donald Trump’s rogue and deadly militia » continue de figurer dans leurs charges. Ils refusent catégoriquement d’accorder davantage d’argent tant que les demandes de changement ne seront pas entendues.

De leur côté, les républicains accusent leurs adversaires de jouer la montre pour des raisons purement politiques, préférant le conflit au compromis. John Thune, leader républicain au Sénat, n’y est pas allé par quatre chemins en fustigeant ces « manœuvres politiciennes » qui font tomber tout espoir d’accord.

Le chaos à la TSA et la réponse présidentielle

En attendant, la paralysie du DHS affecte déjà en première ligne la Transportation Security Administration (TSA). Face à cette crise, le président Trump a donné un coup de pouce en ordonnant un paiement direct des salaires des agents, une mesure saluée pour sa rapidité mais aussi dénoncée pour son côté bricolage à l’arrache.

Ces agents verront donc leur paie revenir dès lundi, un geste qui illustre bien l’état de délabrement dans lequel le gouvernement se débat, jonglant entre urgence et impasse politique. Un bricolage à la Trump, improvisé mais fonctionnel… au moins temporairement.

Un dossier explosif qui ne pourra être réglé sans compromis sérieux

Entre les lignes, c’est un véritable bras de fer idéologique qui se déroule. Le financement du Département de la Sécurité intérieure pourrait bien devenir le thermomètre pour mesurer la capacité du Congrès à gérer des dossiers sensibles comme l’immigration.

Les prochaines semaines s’annoncent donc chaudes. Le retour des élus de leur pause pourrait relancer la partie. Mais pour l’instant, c’est bien la tension qui domine, avec un gouvernement au ralenti et des citoyens perplexes face à ce jeu de chaises musicales budgétaires.

Source: www.yahoo.com

Marius
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