Dans le monde des infrastructures numériques, la cybersécurité s’impose désormais en tête des préoccupations. Pour les investisseurs, c’est le facteur numéro un qui fait capoter les transactions. Derrière ces chiffres, une histoire de vulnérabilités trop souvent sous-estimées surgit.
Cybersécurité : Le frein majeur dans les deals d’infrastructures digitales
Officiellement, on pointe parfois du doigt la régulation pour expliquer les échecs de deals dans le secteur des télécoms. En vérité, ce qui fait le plus peur à 76% des investisseurs, c’est la cybersécurité. Les menaces permanentes comme les ransomwares ou les attaques d’extorsion pèsent lourd. Ce n’est pas une blague : trois investisseurs sur quatre ont vu un projet s’effondrer à cause de failles dans la sécurité informatique ou dans les technologies opérationnelles (OT).
Derrière ça, on trouve des inquiétudes sur la vulnérabilité des tiers et des chaînes d’approvisionnement, souvent laissées à l’abandon. Le problème ? Beaucoup d’infrastructures s’appuient encore sur des systèmes vieux, désuets, difficilement patchables. Et ça, ça fait flipper les acheteurs.
Une dépendance accrue, un risque exponentiel
La montée en puissance des environnements connectés augmente l’exposition des infrastructures critiques à ces risques. C’est un vrai retour de manivelle : plus on s’appuie sur la connectivité et les systèmes numériques, plus on est vulnérable. Pas surprenant que la cyber résilience devienne un élément décisif dans le succès ou l’échec d’une transaction.
En clair, les investisseurs ne se contentent plus d’un simple audit superficiel. Ils veulent des garanties concrètes que les infrastructures, réseaux et systèmes OT ne présenteront pas un point d’entrée facile aux hackers. Un gros challenge quand on voit à quel point ces technologies peuvent être obscures et hétérogènes.
Les craintes liées aux vulnérabilités des infrastructures critiques
Les risques ne se limitent pas aux menaces classiques. Les failles dans les technologies de contrôle industriel et l’absence de protections solides autour des systèmes OT inquiètent profondément. Elles exposent les infrastructures à des attaques ciblées souvent ignorées hors du cercle très restreint des spécialistes.
Sans oublier les risques liés à la protection des données et au respect de la vie privée, qui s’invitent dans ces transactions comme nouveaux terrains minés. L’interopérabilité parfois bancale entre anciens et nouveaux systèmes restitue un cocktail explosif.
Gestion proactive des cyberrisques : la nouvelle norme
La bonne nouvelle, c’est que la prise de conscience progresse. Les investisseurs, souvent réfractaires aux surcoûts, allouent désormais davantage de ressources à la prévention et à la mitigation des risques numériques. On n’est plus dans la négociation à l’arrache, mais dans la gestion anticipée.
Cette attitude révèle une maturité nouvelle. L’objectif n’est plus seulement d’éviter la catastrophe, mais de faire de la cybersécurité un levier d’attractivité. Il faut reconnaître que sur ce point, la digitalisation n’a pas encore livré tous ses secrets, même si ça bouge vite…
Un contexte favorable malgré tout
Incroyable mais vrai, ces cyberrisques ne refroidissent pas l’appétit des investisseurs pour l’infrastructure digitale et télécoms. Avec 79% d’entre eux convaincus que c’est un secteur lucratif sur une période de cinq à dix ans, il reste une forte dynamique. Le pari est double : gérer les menaces tout en exploitant le potentiel de croissance énorme.
Cette traction dépasse les autres secteurs comme l’énergie, la logistique ou l’environnement. Cette tendance témoigne que les parties prenantes intègrent désormais la cybersécurité comme un élément clé, indispensable en amont d’un deal. Une erreur sur ce point et c’est le fiasco assuré.
Source: www.mobileworldlive.com


