La Virginie envisage de rejoindre les États créant des corps civils bénévoles en cybersécurité

La Virginie pourrait bientôt s’ajouter à la liste des États américains avec un corps civil bénévole dédié à la cybersécurité. Face à la montée constante des cyberattaques sur les infrastructures locales, cette initiative vise à renforcer la défense numérique à moindre coût. L’idée ? Mobiliser des experts bénévoles capables d’intervenir rapidement en cas de crise cyber.

Virginie : une réponse agile aux cybermenaces locales

La proposition, portée par le Député Michael Feggans, remet au centre la création d’un corps civil en cybersécurité. Ce groupe, rattaché à l’Agence des Technologies de l’Information de Virginie (VITA), rassemblerait des volontaires prêts à agir aux côtés des institutions en cas d’incident numérique. L’objectif est clair : offrir une réaction rapide et ciblée dès qu’un système gouvernemental tombe sous le feu d’une attaque.

Les tentatives de piratage visant les écoles, les hôpitaux ou les municipalités sont en hausse. Les budgets locaux peinent à suivre le rythme pour déployer des systèmes de sécurité haut de gamme ou faire veiller des équipes spécialisées 24h/24. Du coup, ces cibles deviennent des proies faciles, d’après les experts comme Tijay Chung, chercheur en cybersécurité à Virginia Tech, qui souligne le décalage entre capacités défensives locales et enjeux.

Un modèle qui s’appuie sur des expériences réussies ailleurs aux USA

Ce n’est pas un coup de tête. Plusieurs États, comme l’Ohio, le Michigan et le Wisconsin, ont déjà adopté des structures similaires. Elles ont prouvé qu’on peut augmenter la résilience numérique avec des ressources limitées, en misant sur l’expertise des bénévoles.

Feggans s’appuie sur son expérience passée dans l’administration McAuliffe pour pousser cette législation. Le modèle qu’il défend s’inscrit dans une logique de complémentarité, sans alourdir le budget de l’État. En 2024, une version précédente du projet avait passé l’Assemblée, mais le gouverneur Youngkin avait opposé son veto, invoquant des incertitudes juridiques et des coûts supposés trop élevés.

Des besoins réels et une vigilance accrue face aux attaques

Les cyberattaques contre les collectivités locales ne sont plus anecdotiques. En décembre dernier, le système d’alerte d’urgence de Campbell County a été la cible d’une attaque qui a poussé à sa fermeture. Des groupes cybercriminels organisés ont effacé les données des abonnés et les ont mises en ligne, semant le chaos.

Ce genre d’incidents montre que la menace est bien concrète et que les collectivités jouent le rôle de cibles faciles. Il faut donc un dispositif de riposte capable d’intervenir vite et efficacement, même quand les moyens manquent. La proposition prévoit aussi la création d’un conseil consultatif au sein de VITA chargé de superviser le déploiement et la gestion du corps civil.

Qui sont ces volontaires ? La compétence avant tout

L’enjeu principal reste la qualité des volontaires. Avoir un diplôme ou une certification ne suffit pas, rappelle Tijay Chung. L’expérience en conditions réelles reste le critère clé. Des “white hat hackers” talentueux n’ont pas forcément suivi un parcours académique classique, alors comment s’assurer que seuls les bons profils soient retenus ?

Il faut trouver le bon équilibre entre rigueur administrative et efficacité technique. La proposition inclut une procédure de sélection et même un passage obligé par les services de police pour les vérifications d’usage. L’agence VITA devra faire preuve de pragmatisme pour éviter de freiner l’engagement des meilleurs spécialistes.

Source: virginiamercury.com

Marius
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