L’Europe a ‘perdu le contrôle d’Internet’, alerte le chef de la cybersécurité belge

L’Europe serait-elle en train de décrocher dans la course numérique ? Selon Miguel De Bruycker, le directeur du Centre belge de cybersécurité, c’est pire : l’Europe a carrément « perdu le contrôle d’Internet ». Cette perte ne parle pas seulement d’une question technique, mais elle touche à notre souveraineté, notre indépendance face aux géants technologiques mondiaux. Le constat est brutal, mais il ne faut pas fermer les yeux !

Pourquoi l’Europe perd-elle le contrôle d’Internet ? Un constat alarmant

La dépendance à des infrastructures étrangères est au cœur du problème. Officiellement, l’Europe cherche à maîtriser ses données, mais en réalité, ses serveurs et services reposent en grande partie sur les plateformes américaines, surtout les fameux GAFAM. Stocker ses données localement ? Impossible sans une infrastructure digne de ce nom. Le RGPD a beau tenter de protéger, son effet est émoussé par la mondialisation des applications.

Cette situation n’est pas nouvelle, mais en 2026 elle est plus criante que jamais. La popularité croissante des applications non-européennes creuse une brèche immense. Et paradoxalement, les tentatives de souveraineté numérique restent largement symboliques, pas assez concrètes pour changer la donne. L’Europe a perdu la main, c’est confirmé par les experts.

Conséquences concrètes de cette perte de contrôle sur la sécurité numérique

On imagine un instant que les données européennes transitent par des serveurs sous contrôle étranger. Les risques ne sont pas que théoriques ! En cas d’attaque ou de tensions géopolitiques, la sécurité de tout un continent peut vaciller. Et ce n’est plus de la science-fiction.

Côté cybersécurité, cette situation affaiblit la réactivité face aux cybermenaces. Oui, l’Europe a beau multiplier les agences, le maillon technique, lui, est souvent hors de portée. Malgré les efforts du Centre belge de cybersécurité, l’impossibilité d’héberger à 100% les données sur le vieux continent est une faiblesse notable. Cette dépendance s’apparente à une porte entrouverte aux hackers et espionnages.

Un retard structurel qui plombe la souveraineté numérique

Le problème ne se limite pas aux infrastructures. L’Europe accuse aussi un retard considérable dans le déploiement de technologies numériques avancées. Par exemple, les investissements dans les réseaux 5G et serveurs cloud sont largement dominés par les joueurs américains ou asiatiques. Résultat : l’Europe reste prise entre les choix suivants, tous insatisfaisants : dépendre, contourner, ou subir.

Avec une telle asymétrie, les lois se battent en duel avec la réalité des faits. Oui, la réglementation comme le RGPD impose beaucoup. Pourtant, les géants numériques contournent facilement ces restrictions, grâce à des failles, des astuces techniques savamment exploitées. Parfois, il suffit d’une «  » »commande PowerShell » » » particulière pour ouvrir une porte bien plus large que prévu.

Les géants américains, une force avec laquelle il faut compter

Les GAFAM ne sont pas qu’une menace, ils sont aussi la réalité dominantes. Leur domination technique et économique rend l’équilibre délicat. Ils attirent talents, capturent marchés et dictent indirectement les règles du jeu. Essaie donc d’exister dans ce cadre sans leurs outils. Bref, impossible à l’heure actuelle.

Le plus ironique, c’est que les solutions européennes, souvent considérées comme prometteuses, peinent à décoller. Oui, la volonté politique est là, des fonds sont débloqués. Mais pour le moment, aucune initiative ne réussit à combler ce gouffre technologique. C’est un combat où chaque pas est une victoire partielle.

Source: www.ft.com

Marius
Suivez Moi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *