Trump propose une coupe drastique de 707 millions de dollars dans le budget de la CISA

Le président Trump remet une grosse partie du budget de la CISA sur la table des économies. Une réduction de 707 millions de dollars est sur le point de chambouler cette agence clé de la cybersécurité américaine. Cette décision pourrait bien freiner la capacité des États-Unis à protéger leurs infrastructures critiques.

Depuis le début de son second mandat, la CISA n’a déjà pas été épargnée. Elle a perdu près d’un tiers de ses effectifs et des millions en financement. Et voilà que la nouvelle proposition budgétaire continue le nettoyage.

Ce plan radical se présente comme un recentrage sur les missions jugées « essentielles ». Mais le doute s’installe sérieusement sur les risques encourus.

Des coupes massives qui chamboulent la cybersécurité américaine

La coupe de 707 millions de dollars dans le budget de la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA) s’ajoute à un long cortège de réductions. Ce n’est pas un hasard si la proposition pour l’exercice fiscal 2027 se traduit par un ciblage net des programmes jugés à « double emploi » ou trop orientés vers la « censure ».

Officiellement, il s’agit « de recentrer la CISA sur son cœur de mission. » En réalité, cette définition est floue et semble surtout servir à justifier la suppression de toute initiative liée à la lutte contre la désinformation, notamment autour des élections.

Cette obsession pour « réduire la censure » a déjà fait plonger certains programmes de sécurité essentiels. Ces coupes restent lourdes de conséquences pour la protection des réseaux indispensables aux services américains.

Une politique budgétaire qui divise au sommet

Les critiques viennent aussi bien des experts de la cybersécurité que des anciens hauts fonctionnaires. L’un d’eux a même qualifié cette purge de « foolish », sous-entendant que ces choix vont fragiliser la réponse aux menaces numériques.

Il y a ce paradoxe étrange : la défense nationale obtient des milliards, mais la protection face aux cyberattaques recule. Le risque ? Que des incidents évitables deviennent des crises majeures, touchant directement la population et les infrastructures critiques.

Quand on ferme les yeux sur la coordination entre fédéral, États et acteurs privés, on ouvre la porte à des failles que personne ne veut voir. Et dans le monde digital, ces failles se paient cash.

Suppression des programmes clés et réduction des équipes

Les suppressions ne s’arrêtent pas aux budgets. Dès le premier jour de cette présidence, toute une série de conseils consultatifs ont été rayés de la carte. Parmi eux la Cyber Safety Review Board, pourtant cruciale pour analyser les attaques récentes, y compris celle menée par la Chine.

D’autres institutions, comme le Critical Infrastructure Partnership Advisory Council ou le National Infrastructure Advisory Council, ont suivi le même sort. Sans ces organes, la CISA perd beaucoup en capacité analytique et stratégique.

Au passage, la suppression des liens et financements accordés aux entités comme le Center for Internet Security laisse un vide pour les gouvernements locaux, pourtant premiers touchés.

Un focus discutable sur la désinformation

Ce qui choque ? L’acharnement contre les programmes anti-désinformation, accusés de favoriser la « censure » et d’attaquer les libertés d’expression. Pourtant, leur rôle est fondamental pour lutter contre la manipulation des réseaux, surtout en période électorale.

Trump et son administration voient cela comme une bataille politique, ce qui contourne l’enjeu réel : assurer la fiabilité des données et la protection contre les attaques numériques.

Ce décalage laisse penser que la gestion des cyber-risques bascule davantage vers les États, avec un risque accru d’inégalités et d’inefficacité.

Source: www.theregister.com

Marius
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