Les derniers benchmarks viennent de tomber et les résultats sont sans appel : Ubuntu 25.10 écrase littéralement Windows 11 25H2 sur tous les fronts. Alors que Microsoft promettait des optimisations, la réalité des tests sur AMD Ryzen 9 9950X révèle une stagnation complète des performances. Pendant ce temps, Linux continue sa progression silencieuse mais implacable.
Windows 11 25H2 : zéro gain de performances
Phoronix a passé au crible la version preview de Windows 11 25H2 sur pas moins de 41 benchmarks différents. Le verdict est cinglant : aucune amélioration notable par rapport à la version 24H2. Dans certains tests comme LuxCoreRender, la version précédente fait même mieux de 2%. Officiellement, Microsoft explique que les deux builds partagent la même base de code. En réalité, c’est surtout que l’équipe de Redmond a visiblement d’autres priorités.
Le tableau ci-dessous résume les écarts les plus significatifs :
| Benchmark | Windows 11 25H2 | Windows 11 24H2 | Écart |
|---|---|---|---|
| LuxCoreRender | Base 100 | 102% | -2% |
| ASTC Encoder 5.0 | 101.9% | Base 100 | +1.9% |
| Embree | Base 100 | 100.5% | -0.5% |
Pourquoi 25H2 ne change rien
La raison est technique mais simple : Windows 11 25H2 utilise exactement le même noyau que 24H2. Les seules différences résident dans ce que Microsoft appelle le « package d’activation » – un ensemble de flags qui débloquent des fonctionnalités déjà présentes mais cachées. Concrètement, mettre à jour vers 25H2 revient à changer les rideaux sans toucher aux fondations.
Quelques caractéristiques mineures ont été ajoutées :
- Suppression de composants obsolètes
- Nettoyage du code legacy
- Quelques ajustements cosmétiques
Mais rien qui impacte réellement les performances système.
Ubuntu 25.10 : la machine à performances
Pendant que Microsoft stagne, Canonical continue d’optimiser son système d’exploitation. Les tests montrent qu’Ubuntu 25.10 surclasse Windows 11 25H2 d’environ 15% en moyenne sur l’ensemble des benchmarks. Sur des charges de travail multi-threads, l’écart peut atteindre 20% grâce aux optimisations spécifiques du noyau Linux pour les processeurs AMD modernes.
Les secrets de la supériorité Linux
Plusieurs facteurs expliquent cet écart de performance :
- Gestion mémoire plus efficace
- Overhead système réduit
- Optimisations agressives du scheduler
- Pilotes open-source mieux intégrés
Contrairement à Windows, Linux n’a pas à supporter des décennies de rétrocompatibilité. Le système peut donc être optimisé pour le matériel moderne sans concessions.
Implications pour les utilisateurs
Pour les professionnels du rendering ou de la compilation, le choix est devenu évident. Ubuntu offre des gains de productivité tangibles. Même en bureautique, la fluidité générale est notablement meilleure. Microsoft devra sérieusement se repencher sur ses optimisations s’il veut rester compétitif.
Si vous cherchez à optimiser les performances de votre PC, plusieurs ressources peuvent vous aider :
- Guide complet d’optimisation Windows 11
- Boostez vos performances sous Linux
- Les secrets des sockets AMD nouvelle génération
Le futur des OS en 2025
Avec l’arrivée des NPU et de l’IA intégrée, la donne pourrait changer. Microsoft mise beaucoup sur Windows 11 et son Copilot, mais pour l’instant, ces fonctionnalités n’apportent rien aux performances brutes. Canonical travaille également sur l’intégration de l’IA dans Ubuntu, mais avec une approche plus orientée développeurs.
Les prochains mois seront déterminants. Si Microsoft ne réagit pas, la part de marché de Linux sur le desktop pourrait significativement augmenter, surtout dans les segments professionnels et techniques.
Source: www.punto-informatico.it
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